LodreuLhamo
Bio

 

Je suis née de parents artistes en 1964 à Montpellier. Mon père était exclusivement musicien et chanteur, principalement guitariste, interprète et compositeur dans tous les registres de la guitare, du classique au jazz en passant par divers styles traditionnels et folkloriques. Il a été aussi bien professeur à l'Académie de Paris que nomade géographique et musical (USA, Irlande, Espagne, Maroc...). Ma mère est une artiste polymorphe, précocément poète, danseuse, peintre, sculpteur, puis comédienne, ensuite longtemps auteur compositeur interprète, actuellement revenue à sa première passion, la peinture. Ils ont fait quelques émissions de radio et de télé à l'époque, des enregistrements live et studio, mais la vie de bohême aura eu raison de leurs carrières artistiques pourtant intensément prometteuses.

Sous l'initiative de mon père, ils ont formés Les Troubadours d'Eygalières, troupe à géométrie variable qui arpentait les routes de France en camionnette et se produisait dans des festivals, des mariages, banquets etc, ou tout simplement des restos en soirée, costumés en Troubadours et interprétant divers registres de la chanson française, des chansons paillardes aux poèmes médiévaux, en passant par les chansons de ma mère ou les chansons à texte des grands auteurs compositeurs français.

J'ai baigné dans cette ambiance dès le ventre de ma mère et toute mon enfance, costumée en Troubadour comme eux, chantant avec eux ou jouant du tambourin, faisant la manche avec eux, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui étaient toujours très généreux avec la petite fille que j'étais. Je me souviens de mon émerveillement lorsque j'ai vu le jour se lever pour la première fois après une nuit blanche musicale dans je ne sais plus quel festival en Provence, je me souviens des chariots, des chevaux, des cracheurs de feu et des danseuses au tambourin, je me souviens de ce sentiment de magie hors du temps que je ressentais quand nous arpentions les rues pavées désertes du vieux Montpellier, la nuit, pour égrener tous les restos situés dans les caves voûtées, je me souviens du charme propre à chaque ville que nous visitions... Depuis, j'aime la nuit, les voyages et la musique.

J'ai appris un peu la guitare, je n'ai jamais aimé ça... Ainsi que la harpe amérindienne, aux cordes trop dures pour mes petits doigts mous, et la kena, flûte des Andes, que j'adorais - mais les adultes de la famille avaient fini par décréter que ce n'était pas un instrument pour une fille, on m'en a donc privée. Je n'ai finalement rien appris du tout et la musique en moi est restée au stade de potentiel. Mais j'étais restée une auditrice passionnée à la sensibilité maladive, je pleurais et voyageais sur la pure beauté de la musique des Andes que jouait mon oncle avec son groupe Ucayali, ou que j'écoutais sur mon vieux tourne-disque, ainsi que la "Space Music" qui commençait à pointer son nez avec les premiers synthés (Space Art, JM Jarre, Kraftwerk et son envoûtant "Radioactivity"), mais aussi certains titres les plus psychédéliques des Stones - curieusement je n'avais pas découvert Pink Floyd..

Un peu plus tard ma mère achète notre première chaîne Hi-Fi, une Akaï, avec un bon casque, et mon frère me fait découvrir Tangerine Dream, Klaus Shultze, Mike Oldfield... c'est là que j'ai la révélation de l'étonnant pouvoir psychoactif des sons électroniques, m'amenant régulièrement à des états de conscience psycho-corporelle modifiés, difficiles à décrire mais extraordinaires. J'envisageais alors de devenir ingénieur du son pour comprendre et maîtriser ce pouvoir si particulier et ne jamais le quitter - mais mon faible niveau en math en 3ème m'a orientée d'office sur une section Français Arts Plastiques, que je ne regrette pas.

Je me suis remise à la pratique de la musique dans les années 80, en fondant MATER DOLOROSA, ex-groupe Montpelliérain composé de 5 membres. A l'époque synthé principal, accessoirement percus, choeurs et même un peu de basse, j'étais la moitié mélodique, harmonique et poétique du groupe, composant le thème de la plupart des morceaux et écrivant la plupart des textes, bien que restant en retrait sur scène et ne recevant pas les honneurs, en bonne éminence grise. Nos influences étaient eclectiques, volontairement disparates, piochant dans la diversité des styles musicaux comme des époques et des racines géographiques. Mais nous nous efforcions d'être dans la lignée de groupes et d'artistes tels que Tuxedomoon, Anne Clark, Minimal Compact, Clan of Xymox, The Wolfgang Press, Dead Can Dance bien sûr et le label 4AD en général. Nous avons splitté suite à des divergences de choix musicaux, le côté electro robot facho (style Front 242) prenant trop le pas sur la création sensible à mon goût.

Par la suite j'ai continué seule, avec mon Atari, mon clavier Roland JX8P, ma Midiverb III Alesis, mon expander Roland U110, mon micro Shure et mon 4 pistes Fostex, un projet musical nommé "Umane et Moi" - mais j'avais du mal à gérer l'absence d'émulation et je manquais d'un regard critique qui m'aurait permis d'améliorer, d'optimiser mes morceaux, qui restaient au stade d'ébauches intéressantes mais jamais vraiment finies. C'étaient essentiellement des morceaux d'inspiration ethnique, médiévale ou antique où je chantais / récitais mes textes. Mais j'aime ressusciter les ruines inachevées, et "Umane et moi" n'a pas dit son dernier mot.

Le temps a passé, j'ai mûri, je suis moins pressée, j'ai affiné mon oreille, et surtout gagné en assurance, à force d'écouter le travail des autres, j'ai compris que je n'avais pas de complexes à avoir. Cette assurance je la dois au départ à Eric BRANDY, binome de Kali-Frogz, monome de The SnakePit, qui m'a encouragée et donné l'impulsion de départ en avril 2005 après des années de stérilité artistique, et que je ne remercierai jamais assez - ainsi qu'au netlabel Submachine-net qui héberge mes premiers remix en licence Creative Commons.

Mon univers musical a été à jamais marqué par l'écoute du premier album de Dead Can Dance, même s'il s'est volontiers laissé contaminer par tout le reste : un arrière-plan lourd, tellurique, animal, sismique, d'où émergent des lueurs cristallines, des nappes éthérées, de l'étrange, de l'émotion, du sens... de la poésie. C'est en tous cas ce vers quoi je tends.

Actuellement, mes Maîtres sont Entheogenic, Shulman, Carbon Based Lifeforms, Cell et le label Ultimae en général, avec une prédilection pour le premier album d'Asura... Electric Universe, le grand Simon Posford bien sûr dans ses divers projets musicaux (tout particulièrement Celtic Cross), mais aussi le très inspiré Bruno Coulais, Michael Nyman, Hector Zazou, Philip Glass...

Je tente de puiser mon inspiration à la même source que la leur, même si je suis consciente de mes lacunes techniques et théoriques, mon double métier d'instit et de mère de famille ne m'ayant pas laissé beaucoup de temps ni d'énergie pour progresser comme je l'aurais voulu, mais je n'ai pas fini d'apprendre et de découvrir....

Je crée mes loops avec Fruity Loops 5, mes drums avec Biodrummer, mes samples avec Wavelab3, et j'arrange le tout avec Acid Pro 4 que j'adore. Je prends parfois un échantillon de ma voix avec les moyens du bord (micro du pc, camescope numérique... je trafique ensuite tout ça !).

"LodreuLhamo" est le nom Tibétain que j'ai reçu d'un Rimpoché lors d'une initiation de Kalachakra. J'en suis très fière, il symbolise non pas tout moi mais juste le meilleur de moi, et me rappelle sans cesse d'essayer d'en être digne.

Accessoirement, je suis à la recherche d'un label ou d'une petite place sur une compil... ;-))
Je suis preneuse de tout projet de collaboration artistique, remix...

Ah oui, je cherche un mari, aussi ;-))

Voilà voilà...

So... ENJOY !

Compos

 

Remix

 

Contact me
(comments are welcome)